dimanche 23 novembre 2014

BOULOGNE FETE LE HARENG ROI !


Ce week end, comme tous les ans, Boulogne Sur Mer fête le hareng, poisson "Roi"qui fit la richesse de la ville. 


Il vous en coûtera 3 ou 4 Euros (pour le kipper) pour déguster un hareng grillé au barbecue et accompagné d'un morceau de pain et d'un verre de Beaujolais.


Les harengs sont grillés sur de grands barbecues.


Même si le froid se fait attendre en cette fin d'automne, un verre de vin chaud peut également accompagner le hareng.
C'est Jean Claude et Christine Hery, un sympathique couple de Boulonnais du quartier de Saint Pierre qui préparent le délicieux breuvage.

 
Heureux de faire partager sa recette, Jean Claude m'a détaillé les ingrédients de son vin chaud !


Recette du vin chaud de Jean Claude Hery :   ( A consommer avec modération ! )

-   Un Cubi de 5 litres de vin rouge (Côte du Rhone par exemple)

-   4 oranges coupées en morceaux

-   3 citrons coupées en morceaux

-   6 gobelets de sucre

-   1 dizaine de clous de girofle

-   2 cuilléres à soupe de Cannelle

Porter le tout à ébullition dans une marmite, puis laisser chauffer à feu doux.
Le vin chaud ainsi préparé ne se conserve pas et devra être consommé (avec modération) le jour même.


Les clients sont nombreux au stand de Jean Claude que l'on a plaisir à rencontrer tant pour son bon vin que pour sa bonne humeur !

Les convives peuvent s'attabler sous des chapiteaux pour déguster le hareng.


Pour l'ambiance c'est tout d'abord le groupe "Z'avez pas vu Raoul" qui reprend de belle façon les succès du défunt Raoul de Godewarsvelde et du folklore maritime.


Puis ce sont les Soleils Boulonnais qui ont enchanté les nombreux visiteurs.


Encore une fois l'Association "Pêche Animation" qui anime l'événement depuis de nombreuses années a permis à tous les amateurs de poisson et de musique de passer un agréable moment sur le Port.

Ci dessous Jean Claude et Christine Hery posent avec Valérie Rioust, Présidente de "Pêche Animation" et son mari Claude.


Si vous avez manqué cet événement, rendez vous à Equihen-Plage, le Dimanche 30 Novembre 2014 de 11 heures à 15h00, où le Cercle Nautique organise sa 1ére fête du hareng roi !

Cette manifestation aura lieu à la salle polyvalente avec la participation des Vareuses porteloises.

Prix de l'assiette :  3 Euros pour 1 hareng, 1 morceau de pain et 1 verre de Beaujolais.

Infos et réservation au :  06/99/24/77/37 ou 06/03/52/83/24




Article publié par Yves          Photos  ©  YVES

lundi 17 novembre 2014

GEORGES RICARD-CORDINGLEY PEINTRE DES EMOTIONS

Dans cet article je vais vous présenter quelques oeuvres de Georges Ricard-Cordingley, peintre, dessinateur et aquarelliste.

Ce peintre fût très tôt l'élève de Jean Charles Cazin (Cliquez ici pour voir l'article consacré à Jean Charles Cazin), et on peut noter certaines similitudes dans la vie des deux artistes.

Comme Cazin, Ricard-Cordingley s'est beaucoup inspiré des lumières de la Côte d'Opale, comme lui il a vécu en Angleterre et a visité de nombreux pays, enfin comme son Maître, Ricard-Cordingley est décédé au bord de la Méditerranée.


Né à Lyon en 1873 d'un père français et d'une mère anglaise, il passe son enfance entre sa ville natale et Boulogne-sur-mer. En 1887, il devient l'élève de Cazin, puis intègre, en 1888, l'école des Beaux-Arts de Lyon.

En 1890, il rejoint l'Académie Julian de Paris où ses professeurs sont: Benjamin Constant, Louis Martinet et Jules Lefèvre. À 19 ans, après le décès de sa mère, il part s'établir à Londres dans sa famille maternelle. Il ajoute au nom de Ricard celui de sa mère née Cordingley. La famille de sa mère était au service de la royaute anglaise et il est accueilli chaleureusement. Le jeune artiste est présenté à la Reine Victoria qui immédiatement tombe sous le charme de sa peinture et lui achète trois toiles pour sa collection personnelle, à partir de 1893 il devient le portraitiste à la mode, coqueluche de la Gentry britannique. Il acquiert rapidement un grand succès à la cour. Il sera même invité au château de Balmoral.

Pendant son séjour outre Manche, il embarque plusieurs fois avec la marine anglaise. Lors de son troisième périple, à bord d'un chalutier, il fait naufrage à Terre Neuve. Ce naufrage le liera aux gens de la mer qu'il croquera sans cesse.

 La vie à la cour d'Angleterre lui semble trop facile, superficielle alors que la vie très rude en mer le conforte dans sa vocation: peindre la mer dans toutes ses émotions "ne pas peindre ce que je vois mais ce que j'éprouve: si c'est du vent, que ça souffle; si c'est de la pluie, qu'on sente la pluie vous transpercer; si c'est du soleil, qu'on dise qu'on est dans un four". En 1901, il abandonne sa vie facile à Londres et installe son atelier à Boulogne-sur-mer tout en continuant à sillonner les mers froides. En 1903, il décore le casino de Wimereux (Pas-de-Calais) aujourd'hui disparu.

Après avoir peint des portraits au début de sa carrière, il se consacre à un seul sujet: la mer. Il lui voue une véritable passion ainsi qu'aux bateaux et aux pêcheurs. C'est le seul peintre lyonnais à avoir été peintre de marine a dit de lui Pierre Miquel. Cette mer, il la peint sous tous les cieux, tous ses aspects: calme plat et tempêtes, navires échoués ou pris dans les vagues, falaises surplombant l'océan... Il privilégie la recherche de la lumière et cherche à traduire sur la toile l'émotion qui s'en dégage. C'est un peintre poète. Il a souvent été comparé aux peintres anglais, Turner et Constable pour sa façon de traiter la lumière. En 1901 et 1910, il part en Australie.

En 1911 il épouse Suzanne Giraud-Teulon avec laquelle il a trois enfants. Entre 1914 et 1918, il vit à Lyon où il est brancardier, de cette période datent les oeuvres ayant trait à la montagne, et les paysages des alentours de Lyon. Il partage ensuite sa vie entre Neuilly et le reste du monde: il fait de nombreux voyages. De tous ces voyages il rapporte des carnets de dessins préparatoires à ses aquarelles ou huiles, illustrant ainsi une de ses maximes: ne pas peindre avant d'avoir tout résolu par le dessin. Dans les années trente, il parcourt de nombreux pays: l'Australie, la Suisse, l'Afrique du Nord, particulièrement le Maroc où il expose en 1934, l'Espagne, le Portugal, les lacs italiens.

À la fin de sa vie, il s'installe à Cannes, sa palette change, celui que l'on surnommait "le peintre des gris colorés" adopte des couleurs plus chaudes, ses compositions deviennent plus douces. Il préfère peindre la mer tranquille plutôt que la mer capricieuse du Nord. Il décède en avril 1939 des suites d'une congestion cérébrale.

En 1940, pendant la guerre, son atelier de Boulogne est détruit.

Ses oeuvres se trouvent dans le monde entier: dans les collections royales d'Angleterre, aux États-Unis, en Russie, au Maroc...

Voici quelques unes de ses oeuvres que j'ai collectées sur internet. La qualité des images n'est pas toujours au rendez vous mais elles rendent compte de l'ambiance qui se dégage des compositions de Ricard-Cordingley.

Sur le sable près de Boulogne :


Clair de lune, plage de Boulogne, 1910 Huile sur toile



 Trouée de lumière sur la Côte d'Opale Huile sur toile



Flobart sur la plage de Berck



Bateau de pêche à quai à Boulogne, 1925 Fusain



 Le Bon Vent  mer du Nord, 1930 Huile sur toile



Etude pour  Le Bon Vent  mer du Nord 1930   Technnique mixte sur papier


  
Le père Blin, Boulogne, 1906 Huile sur toile



 Bateaux à Etaples



 Crépuscule orageux, mer du nord Huile sur toile


Père et fils sur la grève, Boulogne 1930 Huile sur papier



Falaises en Normandie, 1928 Huile sur toile



 Bateau de pêche à Boulogne Technique mixte sur papier
 


 Crépuscule au Cap Gris Nez Huile sur toile



Effets de vagues



 Nuages sur la grève , 1930 fusain



Retour d'Islande, Dunkerque Huile sur toile marouflée sur panneau



Voiles brunes en pleine mer (Mer du Nord), 1922 Huile sur toile



 Retour de bateau de pêche (port de Boulogne), 1930 Huile sur toile


Chalutier à quai marée basse à Boulogne crayon et fusain



Crète blanche en mer, 1920 Huile sur toile



Effet de soleil sur la mer, 1930 Fusain



Crépuscule trouée de soleil dans les nuages Huile sur toile



Port de Saint-Tropez le matin Huile sur toile



Article publié par Yves         Sources Internet et Maison AGUTTES

samedi 15 novembre 2014

BERNACHES CRAVANT : ESCALE A LA CREVASSE !

En ce mois de novembre, sous le regard impassible de nos mouettes locales, des visiteuses sont venues se restaurer dans un champ près de la crevasse à Equihen.


C'est une petite troupe de Bernaches cravant qui a fait escale sur le territoire de notre commune avant de reprendre son périple.
La Bernache cravant ressemble à une petite oie à dominante sombre. La tête, le cou, la poitrine, la queue, le bec et les pattes sont noirs tandis que le dessus du corps est gris brun avec des bordures claires. Le dessous du corps et les ailes sont gris brunâtre.


L'adulte se distingue du jeune par la tache blanche qu'il arbore de chaque côté du cou, formant une cravate d'où est tiré le nom spécifique français.
Cet oiseau mesure entre 51 et 66 cm de longueur pour une envergure de 105 à 117 cm et une masse de 1,2 à 1,7 kg.


La zone de nidification de la Bernache cravant s'étend dans la toundra de tout l'hémisphère nord.
La reproduction a lieu au mois de juin, la Bernache cravant niche en petites colonies souvent sur des îles. Le départ en migration a lieu dès la fin du mois de septembre.
C'est une espèce avant tout marine que l'on rencontre rarement en eaux douces. Cependant, pendant la migration ou sur ses lieux d'hivernage, la Bernache cravant fréquente les prairies pâturées comme c'est le cas ici.

 
La Bernache cravant bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

Un voyage périlleux !
Après leur reproduction dans la toundra sibérienne, l’hiver qui s’approche va priver les bernaches de leurs ressources alimentaires.

Elles vont donc quitter ces territoires du grand nord pour descendre vers le sud.
C’est la migration "postnuptiale", qui s’effectue de la fin août à novembre.

Pendant ce voyage le long des côtes, les Bernaches peuvent couvrir jusqu'à 6000 kilomètres afin de rejoindre leurs lieux d'hivernage.
Elles volent essentiellement de jour, se posant pour dormir.
Au deux tiers de leur parcours, les Bernaches font une escale majeure dans la mer de Wadden.
Située sur le littoral de la mer du Nord, entre l’Allemagne et les Pays-Bas, la mer de Wadden est devenue le lieu de rassemblement de dizaines de milliers de Bernaches venues de toute l’Europe du Nord. Elles y restent le temps de muer, de changer leurs plumes usagées, avant de repartir et de se disperser ensuite au sud, pour une grande part sur le littoral Français.

Carte de migration de la Bernache Cravant.
Précision : La sous espèce de Bernache cravant que j'ai photographiée à Equihen est la Branta bernicla bernicla, qui se reproduit en Russie ou en Sibérie (zone rouge de la carte) puis migre par la Baltique vers le Nord Ouest de l’Europe.

A la fin de l'hiver, aprés avoir repris des forces sur notre littoral, les Bernaches repartiront vers leurs sites de nidification : C'est la migration "prénuptiale".

Toutes ne reviendront pas. Les voyages de migration sont dangereux.

Seuls 50 à 70 % des individus survivront à cet aller et retour risqué mais vital pour la survie de l'espèce.


Article publié par YVES     Photos  Yves     Infos et Carte   Wikipédia et  LPO  www.lpoaquitaine.org

Reproduction des articles, photos et vidéos interdite. Tous Droits Réservés © EQUIHEN PLAGE COTE D'OPALE 2014,2015,2016