jeudi 22 mai 2014

PHAEOCYSTIS GLOBOSA : UNE ALGUE SOUS SURVEILLANCE


Comme tous les ans au printemps, le littoral a vu l'arrivée de la "mousse".

Apparaissant en plus ou moins grande quantité selon les années, ce phénomène résulte de la floraison d'une micro algue marine appelée Phaeocystis globosa.


Il s'agit à l'origine d'un phénomène naturel, mais qui a été considérablement amplifié depuis les années 1970 par les activités humaines. En cause les rejets emportés par les rivières qui provoquent des apports massifs en sels nutritifs.


Les sels nutritifs (ou nutriments) sont indispensables au développement des végétaux, dont le phytoplancton marin.

Mais le long des côtes, les fleuves pollués en déversent une grande quantité en mer, ce qui modifie la concentration et les proportions naturelles, provoquant la prolifération de certains algues, dont Phaeocystis globosa.

En ce qui concerne notre littoral, ce sont les rejets de la Somme, de l'Authie et de la Canche qui contribuent le plus à cette prolifération. Différents réseaux ont été mis en place pour surveiller ces rejets.


On parle de "bloom" pour désigner la prolifération massive de micro algues à la surface de la mer.

Les "blooms" de Phaeocystis globosa sont favorisés par le brassage des eaux lors des coups de vent ou tempêtes.


En général la mousse finit par disparaître au bout de quelques jours, laissant sur la plage un résidu vert très odorant qui sera rapidement dissout par la mer.


Selon les années l'épaisseur de la mousse peut atteindre 1 mètre ou plus. Cette année l'épaisseur était moyenne.


Vagues de mousse à l'assaut de la côte ...



Certains endroits de la côte favorisent l'accumulation de la mousse ...


Les promeneurs se voient privés d'une partie de la plage, car marcher dans la mousse peut réserver de mauvaises surprise ; trous d'eau, obstacles divers .. et dans tous les cas auréoles sur les vêtements et chaussures !


Hormis ces désagréments la mousse n'est pas dangereuse pour l'homme, à part pour les plus sensibles qui peuvent ressentir un petit picotement, dû au dépôt résiduel qui en séchant peut tendre un peu la peau.

L'IFREMER de Boulogne sur mer procède régulièrement à des analyses de ces algues pour éviter tout risque sanitaire.


Plage et rochers, tout est recouvert par la mousse !


Si elle rencontre un obstacle (digue ou rochers) , la mousse s'accumule et augmente en hauteur ...


Une vague de mousse va déferler sur la plage ...


L'instant d'après tout est recouvert d'un épais manteau crémeux.





Depuis quelques années la mousse peut apparaître à d'autres moments de l'année.

En témoignent ces clichés que j'ai réalisés au cœur de l'hiver, en janvier 2012.


Par grandes marées la présence de mousse rend impossible le passage dans les rochers, masqués à la vue et rendus très glissants.








Comme celle qui apparaît au printemps, cette "mousse d'hiver" n'est restée que quelques jours.



Article publié par Yves             Photos  © Yves

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